Les arbres mémorables - Héritage Lupovicien

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Les arbres mémorables

Patrmoine > Patrimoine naturel

Les arbres mémorables de Saint-Leu d’Esserent

Un Infomairie a relaté que lors des travaux d’aménagement de l’espace de jeux place de la République il a fallu abattre le tilleul dont le tronc était devenu creux. Encore une « vieille figure » de notre ville qui disparaissait ! Il était plus que centenaire… Ma grand-mère se souvenait qu’avant la guerre de 14 son ample frondaison s’étalait déjà par dessus le haut mur du parc du Château Sauveterre.
De ce parc magnifique, du cœur de la cité, il ne reste plus qu’un seul vestige : le malheureux marronnier près du laboratoire d’analyses de l’autre côté de la place. Ils étaient plusieurs encadrant le portail ouvrant vers Précy. Les enfants venaient ramasser les nombreux marrons tombés sur le dégagement et s’amusaient à faire crisser l’épais tapis de feuilles.
Le marronnier de la placette de la rue du Peuple avait deux compagnons, broyés par une bombe le 8 juillet 1944. Chaque année le bouilleur de cru venait installer son alambic sous leur ombrage et surveillait patiemment la distillation tout en conversant avec ses clients.
On peut encore admirer le dernier pin-parasol du café-dancing Lavogez face à la gare. En 1940 une bombe avait détruit la maison mais le parc n’avait pas été touché. Au début des années 1950 l’EDF installera sa première cité sur cet emplacement : la Cité de la Garenne. Actuellement seuls un pin-parasol, un tilleul et un érable nous rappellent l’existence de ce parc élégant.
Près du passage à niveau, le charme près du vieux puits est le seul rescapé de l’alignement qui rejoignait les arbres de la place de la gare.
Des espaces privés conservent aussi des arbres plus que centenaires : la terrasse du Prieuré, le parc de la Mairie, celui de la maison Ouachée (n° 2 route de Rouen) ainsi que ceux des numéros 4 et 6, les vestiges du parc Ouachée de l’avenue de la gare, où s’est installé l’Office du Tourisme. Il allait jusqu’à la rue Fabre d’Eglantines et la rue des Iles.
Il ne faut pas oublier le vieux poirier palissé sur la façade du n° 35  de la rue de  Boissy.  En 1941 quand j’accompagnais ma mère chez la couturière, elle me faisait admirer cet arbre déjà considéré comme un vénérable ancêtre.

Annette  METZLER




Photos : rue du Peuple avec le groupe de marronniers au fond (planche 215 livre des cartes postales).
                Arbre passage à niveau (planche 603).

Si vous ne l’avez pas nous le possédons.


 
 
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